Week-end lecture #168 : Zamir

Week-end lecture #168 : Zamir

Un peu par hasard j’ai croisé Josette Wouters, une belle rencontre et un temps d’échange où elle m’a dédicacé ce livre Zamir qui s'inspire très largement d'une histoire vraie. 

Ce roman traite d’un fait de société qui me tient à cœur : l’immigration et toutes ces populations qui arrivent par chez nous et que certains regardent d’un mauvais œil.

L'histoire :

Dans cette communauté Emmaüs du nord de la France, face à l’Angleterre, ce sont les hommes seuls qu’on accueille. Pourtant, lorsque Zamir débarque avec son père, sa mère et son petit frère, au terme de longs mois d’errance à travers l’Europe, le directeur, Viktor dit le Viking, ne leur refuse pas l’hospitalité. Zamir est fatigué. Il a faim. Il n’est jamais allé à l’école. Mais auprès de ces hommes rudes au grand cœur, une vraie vie d’enfant va commencer pour lui.

Mon avis : 

Ce roman m'a beaucoup touchée, et pas seulement parce que cela se passe à côté de chez moi... même si les manifestations de haine envers les migrants me font sortir les canines et lorsque je lis des propos si violents et manquant totalement d'humanité j'ai peur pour l'avenir de mes enfants, tellement il nous reste peu d'empathie sur terre (mon article datant de plus de trois ans : Est-ce ainsi que les hommes vivent ? est toujours d'actualité).

Et puis, je rencontre des personnes et je me dis qu'on est pas si "foutus" que ça.

Mais revenons à ce roman. J'ai aimé le récit de Zamir, il est à mes yeux un modèle d'intégration. Ce livre rend aussi un hommage aux bénévoles qui tous les jours font de leur mieux pour aider les autres, sans jugement. Ce roman nous rappelle les vraies valeurs de l'existence, les plus simples et fondamentales. Je me suis mise à la place des ces familles qui débarquent le plus souvent sans papier, sans argent, parfois avec juste un téléphone (qui leur permet de rester en lien et de communiquer avec leur famille rester au loin dans leur pays, et non comme je l'ai souvent entendu parce qu'ils ont plus d'argent que nous). 

L'écriture est fluide et je l'ai lu d'une traite avec beaucoup de plaisir et d'émotion (j'ai d'ailleurs pleuré en le lisant). Je le donnerai à lire sans aucune hésitation à mes enfants (je le conseille à partir de 10 ans).

Bref : un roman optimiste à mettre entre toutes les mains ! 

Mary Leviandier sur

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