Ce moment où j'ai supprimé Facebook

... de mon téléphone. 
Cela fait pas mal de temps que je regarde les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook d'un mauvais oeil. Aussi bien certains réseaux sont connus pour être particulièrement nocifs (comme twitter par exemple) aussi bien facebook peut paraître plus populaire, familial, ou amical il est d'autant plus pervers.

Ce moment où j'ai supprimé Facebook

Trop de notifications, trop de polémiques stériles, trop de curieux et aussi trop de jaloux. Chéri a sans regret supprimé son compte, il a appuyé comme ça sur le bouton "supprimer" pas "désactiver", non non, SUPPRIMER (ça peut paraitre violent mais il n'a même pas eu mal). Il a tout perdu, historique, photos, amis, faux culs amis, souvenirs (ouais ça peut sembler douloureux, parce que Facebook il vous prend par les sentiments, il sait comment ça marche, le Mark Z.). J'aurais bien fait la même chose mais Facebook reste pour mon blog un excellent moyen de communication alors hypocritement j'y reste. 

Ce moment où j'ai supprimé Facebook


J'ai donc supprimé sa tronche de bouc sur mon téléphone (à Facebook, pas mon mec, hein !) ... cela fait bizarre au début mais c'est comme mon téléphone qui a déserté ma table de nuit depuis plusieurs semaines (merci Matt Haig), on s'y accommode très bien. ça fait bizarre au début et puis on s'y fait.
Certaines personnes de mon entourage se sont offusquées, ne comprenant pas comment une "influenceuse" (c'est le gros mot qui me désigne de temps en temps) pouvait se passer de cette application vitale sur son téléphone. Eh bien, je le vis plutôt bien. Je n'ai pas eu besoin de psychanalyse et je suis soulagée de ne pas voir des notifications en tout genre tout au long de la journée. C'est comme quand j'ai arrêté de fumer, les gens m'ont ri au nez car ils étaient persuadés que j'en serais incapable et puis, finalement aujourd'hui eux fument encore alors que je suis pour ma part totalement désintoxiquée).  

Depuis pas mal de temps, je n'osais même plus rien publier qui paraisse engagé : parlez de la condition des femmes, cela devient un débat politique anti-gouvernement (alors qu'on devrait tous avancer dans le même sens), parlez dérèglement climatique c'est Greta Thunberg qui est manipulée (et qui ferait mieux d'aller à l'école au lieu de nous faire la morale), parlez du bus gratuit (ben pourquoi mon bus gratuit a toujours du retard ?)... je n'en peux plus ! Et je n'ai même pas osé publié le passionnant Podcast de France Culture sur Louis Ferdinand Céline et son Voyage au Bout de la Nuit, de peur d'être traitée d'antisémites. J'étudie chaque cliché que je publie, j'observe le moindre détail à la loupe, je réfléchis à deux (parfois trois) fois avant d'appuyer sur "publier"... 
A chaque publication, je me sens épiée, jugée, coincée entre ce que j'aimerais publier et ce que je me contente de faire. Parce que je ne PEUX pas. Dans un pays de liberté, je ne peux au final pas être totalement libre d'expression, nous somme regardés du coin de l'oeil et BIM on attaque à la moindre occasion. Ces derniers temps, il m'est arrivé de supprimer des publications (ce qui ne m'arrivait très rarement il n'y a pas si longtemps que ça). 
Et vous savez quoi ? ça m'épuise ! Je ne me sens plus la force d'argumenter, de me lancer contre des moulins à vent et de devoir me justifier. 
Alors, j'ai décidé de me concentrer sur l'essentiel : mes projets (j'en ai plein), l'écriture (l'histoire de ma vie), ma famille (ma vie) et mes voyages (mon oxygène).

Je sais pertinemment qu'il y a toujours du bon et du mauvais un peu partout mais Facebook a démontré ses dernières années son côté obscur et la haine qui découle des commentaires est très souvent insupportable.

Au final, je me sens bien plus libre. Alors bien entendu je vais encore faire un tour sur Facebook  à cause des pages de mes blogs, mais j'ai beaucoup plus de distance et je perds beaucoup moins de temps et d'énergie... bon sauf quand je m'attaque à Donald Trump, ce n'est pas toujours du goût de tout le monde (vas jeter un oeil aux commentaires ci-dessous) mais heureusement certains copinautes sont là pour détendre l’atmosphère (comme quoi tout n'est pas mauvais dans Facebook) ! 

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Commentaires

  • Maud
    • 1. Maud Le 04/09/2019
    Coucou
    Moi aussi j ai supprimé Facebook de mon téléphone il y a plus d'un an maintenant et je le vis super bien. bisous ma belle
    • Mary Leviandier
      Chère Maud, c'est fou comment on s'en passe très bien ! Gros bisous <3