Week-end lecture #186 : Humains

Week-end lecture #186 : Humains

Je vous promets que c'est la dernière fois que je parle de Matt Haig ici, même si je meurs d'envie de partager encore mes coups de cœur pour cet auteur ici (et que les derniers échanges que j'ai eu avec lui sur Instagram n'arrange rien). Je ne jure que par cet auteur dont les dernières lectures m'ont fait un bien fou. Je finis mon marathon de livres de Matt Haig avec Humains (The Humans in English).

L'histoire pourtant du roman Humans est loin de notre réel et difficilement pausible. Andrew Martin, professeur de mathématiques de Cambridge, est remplacé par un étranger identique qui est chargé de détruire sa famille et ses amis afin de garder la solution de l'hypothèse mathématique decRiemann secrète. L'étranger à son tour (qui n'est autre qu'u extraterrestre développe des émotions, ce qui forcément complique la procédure. Même si ce genre de thématique semble avoir déjà été explorée dans d'autres romans ou même au cinéma, Matt Haig prend un autre chemin et ce livre sonne différemment.

Ainsi il utilise la première personne, ce personnage qui prend la forme d'Andrew Martin nous narre son histoire et nous donne sa vision du monde et de l'humanité.
A travers ces yeux étrangers, Matt Haig nous invite à découvrir une perspective qui ne nous est pas si étrangère que ça, et un sentiment d'aliénation. Pas si étonnant que son auteur considère ce roman comme très personnel, avec ses propres expériences de dépression, et à son tour , il dira même que ce livre est "une histoire d'amour, une histoire de meurtre mais aussi une histoire de nous-sommes-ici-pour-à quoi », ainsi Humains pourrait très bien être résumé ainsi . Au final, nous sommes plus sur un livre traitany de la condition humaine qu'un roman de Science Fiction. L'histoire n'en reste pas moins contée de façon hilarante mais poignante aussi, je me suis surprise à pleurer et rire à la fois tellement on frôle l'absurdité, mais n'est ce pas ça aussi d'être humains ?

Pour finir, l'extraterrestre lit Emily Dickinson et ses poèmes rythment ce roman qui s’interroge et nous interroge sur notre existence mais qui au final nous fait du bien :

"How happy is the little stone/ That rambles in the road alone", nous ne sommes pas dans le mélo mais sans doute aussi dans la confidence de sonauteur, et je suis certaine que chacun trouvera quelque chose à prendre de ce roman. 

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