Le Yin et le Yang de facebook

Mary Leviandier

J’ai envie depuis quelques temps de m’éloigner de facebook.

A chaque statut publié, j’essaie de prédire les réactions positives ou négatives qui en découleront. J’en suis arrivée à peser le pour et le contre et de plus en plus je supprime mon post juste avant de cliquer sur le bouton publication. Il faut dire que certaines personnes couplent leur engagement virtuel avec une prédisposition pour l'animosité désarmante.

Pourtant ça devrait être simple de pouvoir s’exprimer, échanger… et pourtant cela fait souvent des vagues, à croire que certains attendent dans l’ombre pour « pourrir » le mur facebook de l’autre. Je n’y parle donc plus de politique, de religions, de télévision ( de toute façon je ne la regarde pas ) et je vis ma petite vie de blogueuse presqu’en autarcie.  

J’aime la technologie et ce que m’ont apportés les réseaux sociaux, j'espionne je regarde ce que font mes amis, mes connaissances, parfois mes collègues, toujours avec  bienveillance jamais à travers un oeil de Juda. Mais depuis quelques temps, je regarde Facebook d’un mauvais œil et j’ai du mal à croire qu’il ne peut apporter que du bon. Je me suis sentie épiée ces derniers mois (et les algorythmes et suggestions d'amis en témoignent), et même si je joue parfois de statuts mystères volontairement ça me fout mal à l’aise.

Je suis blogueuse depuis bientôt 12 ans et sans les réseaux sociaux et notamment facebook, je n’aurais pas fait tout ce chemin, j’en suis consciente. J'ai utilisé mon image, divulguer dévoiler ma vie privée, partager une partie de mon existence, et cela je l'assume complètement. Mais ce qui me dérange, ce sont ces commentaires haineux  publiés sous certains articles de presse, je ne les lis plus car ils me donnent envie de pleurer et même vomir. J’ai aussi fait un tri dans mes amis par catégories (punaise la chance ! J'ai plus de 3500 amis, ça fera une sacré fête surprise pour mon prochain anniversaire) et j’ai volontairement éloigné dans une catégorie « BOULOT » les gens avec qui je bosse au quotidien pour marquer mes distances (après tout, je ne pense pas que ça les intéresse que je boive une bière avec une copine à Londres, non ? et ils peuvent me suivre sur Linkedin).  Alors oui, l’année passée, tandis que tout autour de moi s’écroulait j’ai partagé mes peurs, angoisses sur Facebook. J’ai également utilisé ces statuts pour faire de la prévention dans mon entourage (d’ailleurs c’est Juin vert, alors allez-vous faire dépister )… 

Je suis plus souvent sur instagram où je partage mes photos et loin des débat et tumultes de facebook (c’était mon havre de paix lors des dernières présidentielles).

Et puis, je me concentre de plus en plus sur de vrais projets et les belles choses. Je travaille dur, la plupart de mon travail de blogueuse se fait avec  l’étranger (mes contacts PR  sont à Londres) où la mentalité est différente (comme les relations presse avec les blogueurs sont bien plus ouvertes).

Alors FB c’est bien en petite quantité mais j’ai tout de même du mal à comprendre comment on peut y être omniprésent, commenter tous les statuts, et ne pas se taper un ulcère d’estomac ! J’ai lu trop de méchancetés, de débats stériles, ou de propos aigris que j’ai juste envie d’appuyer sur le bouton déconnexion et de lire un bon livre (et puis heureusement il y a toujours un GIF pour me remonter le moral ) !

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Commentaires (4)

Céline
  • 1. Céline | 09/06/2017
Ha ça ...J'avoue que j'ai pris tellement de recul et nettoyer tellement mon facebook que je ne vois quasi plus ce genre de statuts polluants ....Et je suis d accord certains ne sortent que pour cracher sur les autres....
Mignot
  • 2. Mignot | 09/06/2017
Super article Marie , meme constat pour moi j ai commence à faire le tri également ... la famille les racines c est l essentiel ! Belle journée à tous les 4
Jess
  • 3. Jess | 09/06/2017
Même chose ici...pas tant dans mes contacts car j'en ai peu...mais quand je lis un article, une publication très publiques. Pourtant chaque fois, je me dis :"Ne lis pas les commentaires"...car vraiment un bon nombre me déprime, toute cette haine, cette façon de "casser", de juger...
Mubucaro
Comme je te comprends
Je pèse chaque mot surtout depuis que je me suis mise à mon compte

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